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Salle de lecture

Administrées par le Département du Doubs, les Archives départementales sont installées depuis 1986 dans le quartier de Planoise, dans un bâtiment fonctionnel et spacieux à quelques minutes du centre de Besançon.

Les Archives sont ouvertes librement à toute personne souhaitant effectuer des recherches ou simplement rechercher une information.

Vive la rentrée !

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Après avoir été fermé à la révolution, le collège des Jésuites a rouvert ses portes en 1795 sous le nom d’École centrale. Un enseignement général y est offert aux enfants de plus de 12 ans, dont les meilleurs sont récompensés par des prix.


o L’année 1798 est marquée par une nouveauté : la mise en place d’un pensionnat ! Certes celui-ci, dont le coût mensuel est de 36 francs avec trimestre payable d’avance, est réservé aux familles les plus aisées. Cet internat, à l’image d’une caserne, propose un emploi du temps quasi militaire. Loin des considérations portant sur le respect des rythmes des enfants, c’est le rythme des saisons qui s’impose : lever à 5 h 30 ou 6 h 30 et coucher à 21 h ou 21 h 30 selon la saison. L’étude a lieu du lever jusqu’à 7 h 30, puis de 17 h 45 à 19 h. Le reste du temps est consacré aux leçons (6 h 30 par jour), à la récréation (4 h par jour) et aux repas.

oÀ l'image de l’alimentation de l’époque, les repas sont frugaux. Bien que 4 repas par jour soient au moins assurés, leur contenu peut aujourd’hui surprendre - notamment en ce qui concerne la boisson. Le petit-déjeuner « consiste en du pain et un fruit, ou un demi-verre de vin », le repas de midi dit « dîner » est composé « d’une soupe, un livre de bouilli et une entrée, des fruits ou du fromage pour le dessert, et une bouteille de vin », le « goûter : du pain et un fruit ou du fromage », le « souper » offre aux pensionnaires « une livre de viande rôtie ou en ragoût, un plat maigre équivalent, même dessert et même quantité de vin qu’à dîner ».

o Cette époque est révolue : l’École centrale a fermé ses portes en 1803. Pourtant cette année encore, les adolescents vont faire leur rentrée et déambuler dans ces bâtiments séculaires, toujours dédiés à l’enseignement et devenus aujourd’hui le collège Victor-Hugo.

 

 

 Sources : Archives départementales du Doubs, L 732.  

 

 

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