Mentions légales | Taille des caractères |

Salle de lecture

Administrées par le Département du Doubs, les Archives départementales sont installées depuis 1986 dans le quartier de Planoise, dans un bâtiment fonctionnel et spacieux à quelques minutes du centre de Besançon.

Les Archives sont ouvertes librement à toute personne souhaitant effectuer des recherches ou simplement rechercher une information.

Le dessous des cartes

Au lendemain de la conquête française par Louis XIV en 1674, la ville de Besançon, même si elle peut alors s’enorgueillir de titres prestigieux, n’en reste pas moins marquée par son histoire. La ville tant convoitée par les princes en raison de sa situation géographique a dû se fortifier pour résister aux assauts qu’elle subit de toutes parts au cours du XVIIe siècle.

Le méandre du Doubs, ceinturant la vieille ville, se présente historiquement comme une protection naturelle. Cette « Boucle » s’est toutefois, avec le temps, garnie d’une enceinte en dur, tout comme le faubourg de « Battant » sur la rive droite. Au lendemain de la conquête française, Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France. Il confie alors à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688 ; de nombreuses casernes voient le jour à partir de 1680 ; enfin de nouvelles fortifications sont édifiées de 1689 à 1695. Ainsi, c’est tout un arsenal défensif qui se développe fin XVIIe permettant à Besançon d’accueillir alors une garnison forte de 2500 hommes. À cette date, plus qu’une ville, Besançon est un véritable fort.

A contrario, au sortir du XVIIIe siècle, Besançon a su profiter de la paix du roi pour s’embellir. Sous l’autorité des divers intendants qui se succèdent, Besançon opère sa mue. Bien que l’arsenal défensif reste présent et que les aménagements militaires se poursuivent tout au long du siècle, la ville se pare de monuments civils tels que l’Intendance (n°14) et d’édifices religieux comme le palais de l’archevêché (n°19). Les particuliers ne sont pas en restent et font élever des hôtels particuliers, témoins de leur puissance. Entièrement baignée dans ce siècle des Lumières et dans l’art de vivre qui l’accompagne, Besançon se dote également d’une académie des sciences et des lettres, tout comme d’une véritable salle de spectacle (n°7) ou de promenades à Granvelle (n° 34) ou Chamars qui offre alors, en exclusivité, une maison des bains.

Or c’est bien de cette architecture érigée durant tout le XVIIIe siècle que Besançon tire son cachet actuel. Même les bastions, aujourd’hui abandonnés et derniers témoins de son passé de place forte, se présentent comme les attributs de la ville, jusqu’à lui valoir son inscription au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Pour profiter de ce voyage dans le temps et l’espace, vous pouvez consulter dès à présent sur notre portail de recherches deux superbes cartes nouvellement acquises : 1FI1630 et 1FI1631.

Source : Archives départementales du Doubs, 1FI1630, 1FI1631.


 Retour vers d'autres courts-métrages linéaires