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Salle de lecture

Administrées par le Département du Doubs, les Archives départementales sont installées depuis 1986 dans le quartier de Planoise, dans un bâtiment fonctionnel et spacieux à quelques minutes du centre de Besançon.

Les Archives sont ouvertes librement à toute personne souhaitant effectuer des recherches ou simplement rechercher une information.

« Et ils pompaient… »


Peut-on imaginer une époque où les camions rouges qui font rêver tant de petits garçons et de petites filles n’existaient pas ? Pourtant, se rappeler le matériel utilisé avant l’essor des engins à moteur permet aussi de se rappeler les origines du terme « pompier ».


o Bien avant l’apparition de l’eau courante et des camions citernes, les « soldats » du feu utilisaient des pompes à bras pour assurer la mission d’extinction des incendies qui était la leur. On les appelait alors les « garde-pompes ». À cette époque, le pompier désignait le mécanicien spécialisé dans le fonctionnement des pompes. Les pompiers étaient donc préposés au fonctionnement des pompes à incendie et non à l’extinction de ces derniers ! La révolution terminologique s’opère en 1811, à l’occasion de la réorganisation de ce corps par Napoléon Ier. Les soldats du feu deviennent alors officiellement les « sapeurs-pompiers », faisant sombrer dans l’oubli le sens premier du terme pompier.

o Au XIXe siècle, le département compte de nombreuses escouades qu’il faut équiper. C’est ainsi qu’à partir des années 1880, la Société des usines de Vuillafans se spécialise dans la fabrication de l’équipement des pompiers. Elle propose sur son affiche publicitaire un éventail très complet du matériel nécessaire à cette profession. Ainsi se mêlent les nombreuses pompes à bras sur brouette ou à installer sur un chariot, tracté selon le modèle par des hommes ou des chevaux, les tuyaux et lances à incendie, dont l’invention remonte au XVIIe siècle. Les échelles, pas grandes encore mais pliantes, y sont également présentes. On y trouve aussi le seau en toile, outil essentiel de la lutte contre les incendies à cette époque où les feux ne pouvaient s’éteindre sans la solidarité d’une longue chaine humaine permettant d’alimenter la pompe depuis n’importe quel point d'eau (rivière, fontaine, puits). Telle une cerise sur le gâteau, l’emblématique casque de pompier, également disponible sur catalogue, complète définitivement cet inventaire à la Prévert.

Pouvant s’enorgueillir de 8 médailles, dont 5 d’argent, la renommée de cette société franc-comtoise dépassait les frontières régionales. Possédant également une succursale à Paris, elle pouvait se vanter de fournir les pompiers de la capitale.

 

 Sources : Archives départementales du Doubs, 1 Fi 1640.  


 

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