on loin de la source du Dessoubre, on dénombre au début du XIXe siècle, une dizaine de bâtiments – pour certains, il ne s'agit que de très modestes cabanes – servant d'huileries, de moulins à blé, de scieries ou de ribbes.

En aval, on distingue deux établissements faisant partie du domaine de l'ancien couvent des Minimes de Consolation. Devenu bien national, il est acheté en 1795 par Charles Oudry et Jean-Baptiste Lacombe, de Lyon, « à charge d'y faire des établissements utiles ». En 1803, les propriétaires mettent ainsi en fonctionnement, d'une part, une forge, deux moulins à grains et deux scieries, installés dans l'ancienne hôtellerie du couvent dite « maison basse » aménagée à cet effet, et d'autre part, une nouvelle scierie construite plus bas.

En 1809, le roulement est arrêté, suite à des plaintes du maire de Maisonnettes, également fermier de nombreux moulins situés en amont. Menacées de destruction car dépourvues d'autorisation, les deux usines sont malgré tout conservées. Seules les scieries semblent réellement fonctionner à cette époque.

En 1813, les scies installées dans la maison basse sont remplacées par un moulin à blé ; près de l'embouchure du ruisseau du Lançot, une forge, accolée aux bâtiments de l'ancien couvent, est projetée. En 1817, les communes avoisinantes font entendre de nouvelles plaintes. En 1824, un arrêté préfectoral autorise finalement Oudry à conserver ses deux usines et à en construire une troisième, s'il le souhaite.

Après la faillite d'Oudry, le domaine est adjugé en 1827 au Séminaire de Besançon pour y installer un petit séminaire. Seuls le moulin à blé et la scierie sont maintenus et autorisés par une ordonnance royale de 1834.
Les seuls vestiges du moulin, qui ne servait plus depuis 1840 au moins, sont une pierre datée de 1676 au-dessus d'une porte du bâtiment qui l'a remplacé à la fin du XIXe siècle, et deux meules installées pour décorer le jardin. À l'emplacement de la scierie, un nouveau bâtiment est reconstruit vers 1948.