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e donnant pour mission de supprimer les foyers d'infection, l'hygiène publique est intervenue dès le XIXe siècle dans tous les domaines, avec pour seul et unique objectif l'assainissement ! L'enjeu de santé publique est certes présent, mais il est également concurrencé par d'autres problèmes. Dès cette époque, le souci d'aménagement d'espaces agricoles rendus exigus par la poussée démographique fait naître des projets d'assainissement. En effet, jusque dans les années 1930, le terme « assainissement » évoque les travaux d'assèchement des marais, avant de désigner l'ensemble des moyens de collecte, de transport et de traitement des eaux usées.
En raison de son relief karstique, le Doubs possède peu de marais. On y trouve toutefois quelques zones humides, notamment à Saône. Dans cette commune, la question de l'assèchement des marais est évoquée dès 1792 et, dans le courant du XIXe siècle, ce ne sont pas moins de cinq tentatives qui se succèdent sans résultat.
Longs et coûteux, ces aménagements ne peuvent être menés que collectivement, avec la mise en place de syndicats. C'est ainsi qu'en 1899 est déposé auprès de l'administration des Ponts et Chaussées un dossier de « projet de constitution d'une association syndicale autorisée pour l'assèchement des marais de Saône». Cette fois, le projet est sur le point d'aboutir : une enquête préfectorale est menée, les aspects techniques sont pris en charge par l'ingénieur Parrandet et les subventions de l'État et du Département semblent acquises. Mais, ces dernières ne sont pas versées ; faute d'argent, les travaux ne commencent pas. En 1935, nouvelle tentative : une réunion publique est organisée pour y présenter le projet et les modalités de constitution du syndicat. Mais comme les précédents, ce projet, le dernier connu, ne voit pas le jour.
Aujourd'hui protégés, les marais de Saône sont devenus une réserve en eau potable pour la ville de Besançon et font l'objet d'une attention particulière, comme en témoigne leur inscription dans le réseau Natura 2000. |
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