ès la fin du Moyen Âge, la Loue est entièrement cantonnée par les seigneurs des environs, qui y revendiquent des droits de justice mais aussi des droits de propriété sur les ressources piscicoles. Bien entendu, les communautés riveraines n'ont de cesse de faire reconnaître un droit de pêche vivrière.
De 1682 à 1685, Cademène poursuit un procès contre Adrien de Montrichard, qui prétend récupérer la totale maîtrise d'une portion de la Loue à la faveur de la vente des biens d'un ancien exploitant du droit de pêche. Un des arguments de la communauté est que la part convoitée par le seigneur est appelée « la rivière d'Amondans », village situé de l'autre côté du cours d'eau. Or le milieu de la Loue matérialise la limite entre les deux villages et donc borne selon elle au rivage d'Amondans la portion convoitée par le seigneur.
L'argument semble quelque peu spécieux et ne sera pas retenu par la cour du bailliage, qui prononcera une sentence en défaveur de Cademène. Mais, après la Révolution, l'idée est reprise par l'administration du cadastre et la limite territoriale de Cademène et d'Amondans est fixée au milieu de la rivière. |