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Salle de lecture

Administrées par le Département du Doubs, les Archives départementales sont installées depuis 1986 dans le quartier de Planoise, dans un bâtiment fonctionnel et spacieux à quelques minutes du centre de Besançon.

Les Archives sont ouvertes librement à toute personne souhaitant effectuer des recherches ou simplement rechercher une information.

5E - Confréries

La sous-série 5 E fait partie des fonds méconnus des Archives départementales du Doubs. La raison réside sans doute dans sa petite taille : l’inventaire imprimé de 1928 ne comporte que 50 articles. Depuis, un supplément à cet inventaire a été constitué, alimenté en majorité de documents retrouvés lors de dépôts d’archives communales ou hospitalières ou dans des fonds d’archives paroissiales remis par les Archives diocésaines.

Bien que matériellement peu importante, la sous-série 5 E est loin d’être dépourvue d’attraits pour le chercheur. Les confréries d’Ancien Régime regroupaient des laïcs dans un but à la fois de dévotion religieuse et d’entraide fraternelle. Elles étaient spécialisées. Certaines confréries étaient plus particulièrement destinées à l’assistance aux pauvres, c’était le cas des confréries de la Croix. D’autres étaient dédiées à la dévotion envers les saints protecteurs de corps de métier : ainsi les confréries Saint-Crispin et Saint-Crépinien réunissaient les cordonniers et les tanneurs, les confréries Saint-Fiacre, les jardiniers, les confréries Saint-Joseph, les menuisiers… Il pouvait aussi s’agir de confréries consacrées uniquement au salut de l’âme, elles portaient alors des noms évocateurs : confréries du Saint-Rosaire, du Saint-Sacrement, des Trépassés, de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, du Saint-Nom-de-Jésus, et bien d’autres. Enfin, l’on peut citer la confrérie Saint-Georges de Besançon qui fut l’une des rares associations volontaires de gentilshommes d’une province sous l’Ancien Régime.

Cette diversité dans la composition des confréries et dans leurs activités fait tout l’intérêt de la sous-série 5 E.

Dans l’inventaire de 1928, les confréries de la Croix sont très largement représentées (34 articles sur 50), principalement celle de Besançon (29 articles), mais également celles de Baume-les-Dames, Mouthier-Hautepierre, Quingey et Vercel. Le reste est constitué de confréries de corps de métiers de Pontarlier, Quingey et Besançon, excepté une cote consacrée à la confrérie Saint-Georges de Besançon. Les suppléments à cet inventaire, de par leur origine paroissiale, témoignent plus particulièrement de la dévotion populaire dans les campagnes.

En revanche, les archives des corporations dont l’appartenance, contrairement à l’adhésion aux confréries, était obligatoire pour exercer un métier, brilleraient par leur absence sans les quelques documents se rapportant à des corporations bisontines (5 E 49). On trouvera cependant dans la sous-série 16 B quelques éléments concernant les orfèvres.

Toute personne intéressée par les confréries pourra compléter ses recherches en consultant la série G (Clergé séculier), en particulier les archives de l’archevêché, des chapitres, des églises et des familiarités.

> Accéder à la sous-série 5E sur le portail de recherche

 

 

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